L’arthroscopie

L’arthroscopie est une technique chirurgicale par laquelle un instrument d’optique relié à une caméra est introduit dans une articulation pour l’explorer visuellement (le genou, l’épaule, la hanche, le poignet etc.). L’articulation est gonflée avec un liquide stérile. L’intervention se déroule dans ce milieu liquide, ce qui permet de préserver parfaitement les ligaments et le cartilage. L’ l’intervention est suivie sur un moniteur.

L’arthroscope le plus courant a un diamètre de 5 mm et il est introduit dans le genou par une petite incision (1 cm). L’intervention se déroule sous anesthésie. Une ou deux autres petites incisions sont nécessaires pour introduire l’instrumentation et pour évacuer le liquide intra articulaire.

Par cette technique mini invasive, par exemple au niveau du genou on peut : enlever une partie du ménisque ou le suturer, enlever une partie du cartilage ou greffer les zones de nécrose, reconstruire les ligaments internes du genou.

Cette technique est moins traumatisante pour les tissus que les techniques de chirurgie « ouverte » et la récupération après l’intervention est plus rapide. Mais il y a d’autres avantages : les petites cicatrices sont esthétiques, il n’y a pas de perte de sang, les tissus sont peu traumatisés, la durée d’hospitalisation est fortement raccourcie. Le patient peut quitter l’hôpital le jour même et prendre appui sur la jambe opérée (sauf intervention complexe).

Les complications…

Les complications de l'arthroscopie sont très rares, encore plus rares que celles de la chirurgie classique. Mais toute opération, si bénigne soit-elle et quelles que soient les précautions prises, comporte un risque qui va de la complication minime à la complication majeure.
Les complications thrombo-emboliques : les phlébites ne sont pas spécifiques de l'arthroscopie. Elles sont très rares (0,12%) malgré le traitement anticoagulant préventif. Elles peuvent entraîner des embolies pulmonaires exceptionnellement mortelles (0,003%).

  •    - L'hémarthrose : c'est la survenue d'un épanchement sanguin important et douloureux dans l'articulation. Rare (0,5%), son traitement peut nécessiter une ponction, plus rarement un lavage.

  •    - Un épanchement non sanguin de l'articulation est possible, souvent du à une reprise trop rapide de l'activité. Sa persistance peut parfois nécessiter une infiltration intra-articulaire.

  •    - Une tuméfaction localisée sur la cicatrice est possible. La guérison spontanée est habituelle. Exceptionnellement un geste chirurgical d'excision est nécessaire.

  •    - Une entorse du ligament latéral interne peut survenir, due aux manœuvres qui permettent d'écarter le fémur du tibia pour accéder aux ménisques.

  •    - Les complications vasculaires : les vaisseaux principaux de la jambe peuvent être exceptionnellement lésés (0,003% des arthroscopies) avec des conséquences parfois assez sérieuses.

  •    - Les complications nerveuses : une zone d'anesthésie cutanée voire des fourmillements localisés sont possibles par atteinte de petits rameaux nerveux situés sous la peau au niveau de la cicatrice. En général ces sensations désagréables s'atténuent avec le temps. Les lésions plus importantes sont exceptionnelles.

  •    - L'arthrite : c'est une infection post opératoire de l'articulation. La fréquence est rare moins de 0,5% de toutes les arthroscopies. Le traitement nécessite une nouvelle intervention, un lavage arthroscopique de l'articulation et un traitement antibiotique adapté.

  •    - Le syndrome algodystrophique, complication très rare mais non spécifique de l'arthroscopie est responsable de douleurs et de raideur. Son évolution est longue parfois 12 à 18 mois. Sous traitement la guérison est habituelle.

L'énumération, et la description de ces complications ne doivent cependant pas faire oublier leur rareté et leur bénignité habituelle, l'arthroscopie ayant nettement fait diminuer les risques opératoires au niveau du genou.

Grâce à l'arthroscopie, la chirurgie du genou et de l’épaule a fait d'énormes progrès. L'arthroscopie permet en effet un contrôle parfait des gestes (contrôle vidéo) avec une hospitalisation courte et des suites généralement très simples.

L'opération


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