L’omarthrose ou arthrose scapulo-humérale

La surface articulaire des os qui constituent l’articulation de l’épaule (tête de l’humérus et glène de l’omoplate) est couverte d’une fine couche de cartilage.

Ce cartilage a une surface très lisse, toujours humidifié par le liquide articulaire et qui assure un bon glissement des surfaces articulaires en contact lors des mouvements de l’épaule. Avec l’âge ou suite à différents événements (accident, traitement chirurgical, infection), la surface du cartilage diminue mettant à nu l’os sous-jacent. Lors des mouvements les fragments d’os à nu viendront en contact avec les surfaces articulaires opposées et donneront des douleurs de type inflammatoire. Les douleurs sont diffuses avec parfois irradiation dans le bras et le coude, elles sont plus importantes la nuit et elles réveillent le patient.

Au départ elles diminuent après la prise d’anti-inflammatoire, mais par la suite la réponse thérapeutique est moindre.

Le patient n’arrive plus à dormir sur l’épaule concernée, les mouvements du bras se font avec difficultés et les amplitudes diminuent au fur et à mesure surtout l’abduction (c'est-à-dire le mouvement par lequel on éloigne le bras du corps).

Les gestes de tous les jours deviennent difficiles (fermer son soutien-gorge, habillage, lavage des cheveux).

Le bilan comprend plusieurs examens mais déjà sur une première radiographie nous pouvons retrouver les stigmates de ces lésions dégénératives de l’arthrose.

Le bilan peut être complété avec d’autres examens type échographie, arthroscanner, et IRM.

Le traitement non chirurgical :


La prise d’anti-inflammatoire et d’antalgiques peuvent améliorer passagèrement la symptomatologie avec diminution des douleurs.
Les séances de kinésithérapie permettent une récupération des amplitudes articulaires avec diminution de la douleur et surtout de la contracture musculaire associée.

Les infiltrations : on utilise des produits contenant de la cortisone dont l’effet est local, elles peuvent  soulager pour des semaines ou des mois les douleurs du patient. Les amplitudes articulaires sont partiellement récupérées, ces produits n’assurent pas une guérison des lésions mais nous permettent de postposer le geste chirurgical de plusieurs mois ou années.

- L’utilisation de l’acide hyaluronique : c’est un produit qui représente en fait le liquide retrouvé normalement dans toutes les articulations chez l’être humain. Ce produit injecté améliore la vitalité du cartilage , avec un meilleur glissement des surfaces articulaires lors des mouvements ;  le patient retrouve une souplesse de l’articulation et implicitement une diminution de la douleur.

- L’utilisation de la glucosamine et de la chondroïtine sulfate : elles ont pour rôle d’améliorer la fonction de l’épaule en agissant sur le cartilage et en augmentant la souplesse de l’articulation.

Le traitement chirurgical :


Il signifie dans la plupart des cas la mise en place d’une prothèse. Le type de prothèse utilisée se fait en fonction des lésions existantes.

Nous allons utiliser une prothèse humérale simple de type surfaçage pour des lésions qui se concentrent sur la tête humérale.

Une prothèse humérale totale ou nous remplaçons la tête de l’humérus ainsi que la surface usée de la glène de l’omoplate, prothèse totale anatomique.

Chez les patients avec des ruptures larges de la coiffe des rotateurs nous utilisons des prothèses spéciales, appelées prothèses inversées.

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